La ménopause est une étape physiologique normale dans la vie d’une femme, marquée par l’arrêt permanent des menstruations pendant au moins 12 mois consécutifs, lié à la chute progressive puis définitive des hormones ovariennes (œstrogènes et progestérone) selon la définition de l’OMS.
Conséquences cliniques précoces :
On parle souvent de déséquilibre œstrogènes / progestérone plutôt que de déficit hormonal global.
Conséquences :
Processus progressif dès 30–40 ans
Conséquences possibles :
Ce sont des marqueurs, pas des causes des symptômes.
La ménopause commence par un déficit en progestérone, bien avant la chute des œstrogènes.
C’est pourquoi les premiers symptômes sont souvent neuro-émotionnels et du sommeil, avant les bouffées de chaleur.
La périménopause est la période qui précède immédiatement la ménopause et peut durer plusieurs années. Pendant cette phase, les ovaires deviennent progressivement moins efficaces, ce qui entraîne une variabilité des niveaux hormonaux et des changements progressifs du cycle menstruel.
Ces signaux sont le reflet d’une réduction de la production d’œstrogènes bien avant l’arrêt définitif des règles.
Quand la ménopause s’installe, les baisses hormonales deviennent permanentes et entraînent des symptômes plus nets :
Ces symptômes varient beaucoup d’une femme à l’autre, certains persistent plusieurs années après l’arrêt des règles.
La chute prolongée des hormones sexuelles a des conséquences systémiques qui vont bien au-delà des symptômes immédiats.
La baisse des œstrogènes diminue la capacité du corps à maintenir la densité osseuse, ce qui augmente significativement le risque de fractures, notamment au niveau de la hanche, de la colonne vertébrale et du poignet.
Avant la ménopause, les femmes ont généralement un risque moindre de maladies cardiovasculaires que les hommes du même âge. Ce « avantage » disparaît après la ménopause, avec une augmentation progressive du risque d’athérosclérose, d’hypertension et de maladies cardiaques.
La transition hormonale peut être associée à des troubles cognitifs temporaires, des troubles de l’humeur ou une augmentation du risque dépressif, nécessitant une prise en charge adaptée.
Les tissus vaginal et urinaire deviennent plus fragiles et sujets à l’inconfort et aux infections, et certains changements du métabolisme peuvent favoriser une prise de poids ou une diminution de la masse musculaire.
La THM consiste à administrer des œstrogènes (souvent combinés à un progestatif) pour atténuer les symptômes climactériques et prévenir l’ostéoporose.
➡️ Dans une mise à jour importante, la FDA a récemment retiré des avertissements trop alarmants pour certains traitements hormonaux, reconnaissant qu’ils peuvent être sûrs et bénéfiques lorsqu’ils sont introduits avant 60 ans ou dans les 10 premières années après le début de la ménopause, si le profil de risque individuel est favorable.
Avantages : réduction des bouffées de chaleur, amélioration du sommeil, protection osseuse
Risques possibles : cancer hormono-dépendant, thrombose veineuse — généralement évalués au cas par cas avec un médecin.
Pour celles qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas recourir à des hormones :
Un régime équilibré riche en micronutriments peut aider à :
L’exercice régulier (marche rapide, musculation, étirements) :
Gestion du stress, bonne qualité de sommeil, et arrêt du tabac améliorent significativement la qualité de vie globale.
Suivi médical personnalisé
Un bilan régulier incluant densitométrie osseuse, profil lipidique, fonctions métaboliques et hormonales est recommandé pour adapter prévention et traitements.
La ménopause n’est pas simplement une « fin des règles », mais une transition physiologique majeure influençant la santé métabolique, osseuse, cardiovasculaire et émotionnelle. Une approche globale — combinant prise en charge médicale, nutrition, mode de vie et prévention — permet d’améliorer significativement le bien-être des femmes avant, pendant et après cette étape.